Il y a trois ans, j’ai pris la décision de réduire nos déchets. Sans vouloir être extrémiste, notre surconsommation du jetable me pesait au quotidien. Petit à petit, j’ai donc décidé de limiter nos déchets, nos achats de neufs et notre surconsommation de choses inutiles.
Mieux consommer au quotidien
Ne plus faire entrer de plastique à la maison a été pour tout le monde une véritable épreuve car forcément, il a fallu faire des sacrifices.
Pour moi, c’était les produits de beauté. Sans être une addict, j’aimais tester les nouveaux produits. Les enfants ont eu du mal à se passer de leur goûter industriel. Mais le plus difficile a été et reste les jouets en plastiques. Mon évidence n’était pas la leur, même si je leur avait expliqué mon choix et ma motivation.
3 ans plus tard, nous sommes loin d’être parfait. De nouvelles habitudes ont été prise, tandis que d’autres ont dû mal à se mettre en place. L’alimentation zéro déchet demande beaucoup de temps mais je suis contente car les quantités de produits transformés ont nettement diminué et même si j’achète sous emballage des fois, j’arrive à tenir plus ou moins le cap. Les enfants sont désormais habitués et leur offrir un paquet Prince résonne chez eux comme THE récompense.
Niveau vêtement, nous avons toujours fonctionné en seconde main à 80%. Je n’ai donc pas eu besoin de changer ce mode de consommation. Nous n’étions déjà pas une fashion Family.
Là où je n’arrive pas à les faire changer totalement, ce sont les jouets. J’ai réussi je pense à les détourner des petites babioles en plastique qui casse en 2s sans problème. Mais certains jouets leur tiennent trop à cœur pour que je n’aille pas dans leur sens. J’ai donc pris le partie de ne pas les frustrer sur tout mais plutôt de limiter le nombre de choses qu’ils allaient posséder. Fini les anniversaires uniquement composés de jouet et vive les souvenirs. J’ai fait énormément de tri dans leur chambre, je leur ai prouvé que certaines choses étaient inutiles. Mais d’une manière générale, nous avons toujours faible avec eux, leur offrant, à la hauteur de nos moyens, ce qu’il voulait.
Alors dois je vraiment les frustrer ou au contraire les amener à réfléchir à cette notion de déchets et de possession ?
Pour l’instant j’ai opté pour la deuxième solution. Je discute avec eux leurs choix, leurs envies. J’accepte certains jouets à la maison mais toujours en leur expliquant pourquoi moi, je ne suis pas fan. Je veux qu'ils gardent leur propre discernement même si nous sommes d'accord à cet âge, nous ne l'avons pas vraiment. Mais au moins, ils se créent leurs propres expériences, leurs propres chois grâce auxquels nous allons pouvoir entamer une discussion. Je sens que petit à petit, ils comprennent, que mon discours fait son petit bonhomme de chemin. Alors forcément, les grands essaient de me persuader que les jeux vidéos sont la solution pour ne plus avoir de plastique à la maison (les malins) mais à force de discussion, ils entendent. Noel approche et curieusement, je n’ai plus cette peur de l’orgie de cadeaux. Je sais que nous allons tous ensemble trouver la liste au Père Noël qui fera que tout le monde sera heureux. La famille joue de plus en plus le jeu et j’apprécie que tout le monde se sente concerné.
Changer n’est facile pour personne et la frustration dessert cette volonté de faire comprendre le pourquoi de ce changement. L’extérieur est une source de tentation commerciale très forte qu’il est des fois difficiles de résister. En tant qu’adulte, ancienne surconsommatrice en tout genre, je m’en rends compte tous les jours. Alors imaginez pour des enfants ? nous ne sommes pas parfaits, mais je sens que petit à petit, le message se fait entendre.

