Lorsque les émotions sont plus fortes que tout

À chaque fois que je pense que notre famille a trouvé un certain équilibre, un petit caillou vient se glisser dans les rouages, l'air de rien. Ce n'est jamais très grave (il y a toujours plus grave que soit), mais cela me rappelle que rien n'est acquis. Pendant très longtemps, Jules était ce petit caillou, qui chaque jour nous amenait son lot de questionnement. A maintenant 11 ans, je peux dire que tout est dans les rails ou presque. Des inquiétudes persistent, la prise en charge est encore importante, mais nous savons comment faire, comment réagir. 

malade imaginaire

Le malade imaginaire

Pour P'tit Loup en revanche, ce n’est pas la même histoire. J’ai l’impression qu’avec lui, nous faisons un pas en avant puis deux en arrière. Certains problèmes se règlent, d’autres reste en ligne de fond. Et puis il y a ceux en dents de scie. Après deux mois d’été où il se plaignait de maux de ventre, nous avions enfin retrouvé une certaine sérénité. Mais depuis quelques semaines les plaintes se sont fait sentir… Sa certitude d’avoir de la fièvre, c’est difficultés à s’endormir de nouveau, autant de signes qui aurait peut-être dû m'interpellait.

Toujours est-il qu'hier, il nous a fait son grand P'tit Loup, celui qui dit non à tout, qui se met dans des états pas possible, à tel point de ne pas vouloir aller à l’école, à ne pas vouloir se laisser habiller, bref une vraie crise d’enfant de deux ans mais dans un corps d’un petit garçon de huit ans.

Faut il forcément chercher des explications à tout ?

Cherche-t-il nos limites ? Veut-il se faire remarquer ? Peut-être qu’il existe un réel mal-être chez lui. Je dois dire que je ne sais plus trop. Nous avons déjà testé la psychologue avec lui, la micro kiné, les traitements (du malade imaginaire), personne ne sait comment l'aider. Cet enfant semble pris d’angoisse tellement forte qu’il est capable de se mettre dans tous ses états, et de ne surtout pas sortir de sa ligne de conduite : l’opposition !

En une journée, voir en une heure, il est capable de passer du rire aux larmes, de l’enfant malade à l’enfant en pleine forme, avec cette sensation pour moi qu’il ne se rend pas trop compte de ce qui nous fait vivre. J’avoue qu’en ce moment je ne sais plus trop quoi faire avec lui, je suis complètement dépassée. Il va pourtant falloir trouver une solution, pour lui et pour nous et pour toutes les personnes qui subissent ce comportement : mamie, maîtresse, et j’imagine ses camarades.

Les vacances arrivent et pourtant je ne me réjouis pas. Je me demande plutôt quel sera son tempérament du moment, sera-t-il assez serein pour vivre la vie d’un petit garçon qui pour moi a tout pour lui ?

10 commentaires:

  1. On a la même avec notre fille c'est hallucinant, j'aurais pu écrire les mêmes mots !!!

    C'est vrai que quand on est parents on passe notre temps à s'inquieter... On est sur le fil non stop et c est pas confortable !

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    1. non en effet ! si tu trouves des solutions, je suis preneuse

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  2. Comme tu dis, rien n'est jamais acquis. On jongle entre euphorie et abattements même si on fait en sorte que les joies durent toujours plus longtemps ! Courage !!!

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  3. On vit la même chose avec la Miss. Pendant un temps, j'avais même "peur" de passer du temps avec elle car je ne savais pas comment elle allait réagir...

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    1. ah non c'est clair ! heureusement qu'il y a de chouette moment

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  5. Pas simple à vivre ce genre de crises ...

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