Le cap des 40 ans






Voila une semaine maintenant que j'ai franchi ce cap que je redoutais tant .... les fameux 40 ans. Jusqu'à présent, les années qui passent ne m'avaient jamais inquiété. Les premiers cheveux blancs, les premières rides, les "mademoiselle" remplacé de plus en plus souvent par les "madame", étaient pour moi une évidence. Je faisais avec sans trop me poser de question, avec ce tempérament positif qui est le mienne.



Mais à l'approche de la date fatidique, mon bilan personnel et cette horloge de la vie m'ont très vite montré que je n'avais plus 20 ans. Fini cette période où je démissionnais dès que ca me gonflait, fini ce sentiment de liberté où tu penses que TOUT est possible, que ce soit professionnellement ou personnellement. 

Sans avoir une ambition de fou, j'ai tout de même toujours eu des projets, des envies un peu différentes, pas forcément folles mais que tout le monde ne faisait pas. Certains d'entre eux ce sont réalisés, d'autres sont restés sur le bord de la route sans aucun regret et puis il y a ceux qui ont évolués. Oui mais voila, même si à 40 ans il nous reste de belles années devant nous, la mise en œuvre de certains rêves deviennent plus compliqué à réaliser. Alors forcément, le moral en prend un coup. 

On se pose de nombreuses questions sur son avenir, sur ses choix et surtout sur ce qui nous motive chaque jour. Je suis une battante, je vois toujours le verre à moitié plein, mais je peux être aussi très réaliste et je sais que certaines de mes envies seront plus difficiles à mettre en œuvre.

Mais je ne m'avoue pas vaincu. Alors pour me prouver que ce passage n'était pas si terrible, j'ai décider d'inviter mes amis proches à venir trinquer, le jour J, pour que cette soirée ne se transforme pas en soirée de déprime, à ressasser les échecs (passés et futurs) mais plutôt pour montrer toutes les belles choses de la vie.

Et vous savez quoi ? Le pari a été relevé ! 

La journée, la soirée et même les jours à venir ont été une véritable démonstration de ce qu'est ma vie : une famille en or, toujours présente et aimante et des amis au top, drôle et bienveillant. J'ai la chance d'être entourée comme jamais, de pouvoir compter sur eux et d'avoir une vie riche, et constructive. Que demander de plus ??



J'ai 40 ans depuis 1 semaine et ce cap qui me faisait si peur il y a encore quelques mois, vient de passer comme une lettre à la poste grâce à eux car j'ai compris que j'avais l'essentiel autour de moi ... des personnes merveilleuses qui m'aiment. Alors ça peut paraître, gnangnan, cliché mais pour moi, c'est l'essence même de ma vie, de ce que je veux en faire. Tous ces petits bonheurs, passés et à venir, sont tellement plus important que nos envies très souvent matérielles.

Je ne compte pas m’arrêter de rêver, d'espérer, de croire en un autre avenir mais je sais maintenant qu'il y a bien une chose que je ne changerai pour rien au monde, ce sont ces personnes qui m'entourent et que j'aime ♥♥♥




Lecture de janvier








Depuis plusieurs mois maintenant, je me suis remise aux plaisirs de la lecture. Déserter les réseaux sociaux et la télé offrent forcément beaucoup plus de temps ou plutôt, moins de procrastination.




Ce livre est tout simplement génial !! Au delà de dire Fuck au régime, Chloé nous donne une belle leçon de vie. À toutes celles qui un jour, on voulu perdre ne serait ce qu'un kilo, je vous le conseille vivement. On y parle régime, poids, stéréotypes, consommation, chaman, bio et estime de soi. Oui oui, rien que ça ! Car ce "problème" de poids que l'on a toutes ressentit, nous renvoie en réalité face à notre société avec ses codes, ses habitudes pas toujours bonnes, et une vision de la vie d'aujourd'hui.








Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu un roman et celui ci je l'ai dévoré !
"Portrait d'une femme en quête de son identité, ce roman nous entraîne dans une aventure diabolique dont, comme son héroïne, le lecteur a du mal à se libérer."
Ce livre mêle passion, amour, "intrigue" sur fond de remise en question professionnel. Bref j'ai adoré. Livre sans prise de tête... juste pour le plaisir. 





Je ne suis pas rentrée tout de suite dans ce livre, moi la férue de rangement. Je trouvais l'approche très psychorigide. Mais au fil des pages, je me suis rendue compte que cette méthode était très bien et tout à fait dans mon envie de moins consommer. Notre vision des objets devient tout autre. On ne voit plus le prix mais plutôt la valeur sentimentale, tellement plus importante.
Je le conseille à tous ceux qui aime les espaces bien rangés, loin du matérialisme pur et au contraire proche des objets plus affectifs. Et pour ceux qui ont peur d'une méthode un peu trop radical, du style on ne vit qu'avec le strict nécessaire, Marie Kondo propose une autre démarche qui peut nous amener à ça, ou pas ;)





Une collègue m'a conseillé ce livre et je ne suis pas rentrée dedans. Il se veut drôle mais perso je ne vois qu'une énumération de choses à faire pour être à l'encontre de la mode et du coup un jugement bien/pas bien auquel je n'adhère pas vraiment. 

♥ 27 mois ♥







Il y a bien longtemps que je n'ai pas fait de petit bilan mensuel pour Minimoa. Pourtant elle grandit, change et sort tout doucement de l'univers bébé pour devenir une vraie petite fille. Alors en vrac, voilà pleins de chose sur elle ...




♥ Elle devient une vraie pipelette. Elle est dans la période où elle répète tous les mots, phrases ou expressions qu'elle entend. Ses préférés du moment sont "oh jut" et l'éternel "cola". Mais c'est son "popeplait" qui fait le plus rire ses frères. Son "atteeeeend" a en revanche à le don de m'agacer. Mais je fonds littéralement quand elle me dit "mamamou" (mon amour) avec une petite bouche en cul poule.

♥Elle veut tout faire toute seule. Tenir la main n'est pas toujours facile, même quand il s'agit de descendre les escaliers. Elle veut se laver toute seule, se déshabiller elle même mais s'énerve très vite si elle n'y arrive pas. Heureusement ça ne dure jamais.

♥ La propreté n'est pas loin. Depuis Noel, la couche devient rare en journée. Il y a encore des accidents mais dans l'ensemble, elle se débrouille comme une championne.

Cette mangeuse de chocolat navigue entre deux eaux. Elle ne veut pas encore manger comme nous, sauf s'il s'agit de pâtes, de viandes ou de pizza. Elle adoooooore mes yaourts natures maisons, les bananes, et le chocolat. Le soir, son repas préféré est une bonne soupe avec des "poutoux" (comprendre des croûtons). Je continue donc d'acheter des plats bébés et des compotes, ce qui n'arrange pas mon "presque" zéro déchet !

Elle joue avec tout ou rien. Ses personnages préférés sont hello Kitty et Mickey/Minnie. Elle emmène ses figurines partout, les installe, les range dans son petit sac, bref elle fait sa vie. Elle adore dessiner (enfin gribouiller plutôt).... gare aux feutres qui traînent, sous peine d'avoir la maison refaite. Elle adore toujours autant les livres et commence à écouter des histoires de plus en plus longues. Elle aime les constructions et découvre depuis peu les puzzle à encastrer. Ses frères sont les premiers à la faire rire, à l'exciter aussi en jouant à cache cache. Mais ils sont là aussi pour les câlins et les bisous. Elle voue une vraie passion pour les chapeaux, bonnets, lunettes ou tout autre accessoire, déclenchant des scènes de fou rire à la maison.




Sa sportivité n'est plus à prouver. Elle crapahute comme une chef, délaissant sa poussette sans problème. Elle a gardé sa souplesse de bébé, laissant ses frères jaloux (je ne vous parle même pas de moi). Tout comme Jules, c'est un vrai poisson dans l'eau, oubliant même qu'elle ne sait pas nager. Elle met volontiers la tête sous l'eau et de son propre chef ! Et forcément, elle grimpe partout sauf de son lit, qu'elle chérit tendrement. Je savoure du coup mes grass' mat jusqu'à 9h30.

MiniMoa c'est une petite fille au caractère bien trempé, qui cherche des fois sa place au milieu de ses deux grands frères. Elle peut crier, taper du pieds pour se faire entendre mais deux minutes après, va rire, sourire et faire un câlin. Nous sommes en plein dans la période d'opposition, à la fois riche en découverte que difficile par ces crises d'autorité.

♥ Vous l'aurez compris, cette petite fille est la petite princesse de la famille, surtout auprès des hommes de la maison. Elle respire la joie de vivre et nous promets de belle tranche de fou rire. Elle ressemble beaucoup à P'tit Loup d'ailleurs ;)



L'art de ne rien faire







Durant ma semaine de vacances, j'ai eu envie de m'essayer à l'art de ne rien faire. Parce que oui, moi en vacances, j'ai la fâcheuse tendance de toujours vouloir en faire plus.


  • Et si j’amenais le courrier en retard ?
  • Allez, je prends tous mes tickets de CB et je vais faire mes comptes
  • Je vais ce livre, ce magazine, pour pouvoir les lire
  • Tiens, prends le disque dur, tu pourras faire le tri des photos !
  • Cette fois ci, je m'occupe de mes messageries et je vais faire un grand tri


Cette liste est bien évidement non exhaustive. Car si au départ, je n'ai qu'une envie "me reposer", très vite mon côté speed reprend du service. Je me suis aperçue qu'en réalité, j'étais incapable d'être passive. Pour moi, ne rien faire était synonyme de perdre son temps et le temps c'est bien connu, on n'en a pas assez.

pleine conscience


Alors chaque heure, chaque minute, chaque seconde de ma vie, je les remplie au maximum, avec cette impression d'être bien, d'avoir réussi à accomplir mon devoir, mes tâches, mes obligations.

J'ai la chance d'avoir trouvé un équilibre entre ma vie de femme et de maman. Je sors, j'ai des activités en plus de mon rôle de mère ou de workingmum. Mais tout ceci a un prix. Je vis ma vie à 100%, toujours en action mais forcément je ne sais plus ce que c'est que de ne rien faire.

Alors cette année, j'ai eu envie de ne m'essayer à l'art de ne rien faire. Je ne vous cache pas que ce fut TRÈS difficile. J'ai été tentée plus d'une fois de faire un tri dans mes mails, d'écrire un billet pour rattraper mon retard ou de faire mes comptes (ouais je sais je suis dingue !).

Et puis, petit à petit j'ai commencé à y prendre gout. Je me suis posée dans le canapé (mes fesses ne savaient même plus ce que c'était !) et je me suis ennuyée. Au départ, on se sent coupable d'être là, inutile. Un peu comme un drogué qui n'aurait pas sa dose, le corps s'agite, en manque d'action, d'efficacité, de projet.

Et si son nouveau projet était de ne plus rien penser, se laisser porter le temps d'une après midi ?

Durant cette semaine, j'ai commencé un sevrage. Fini ces marathons, ces projets certes très intéressants mais qui finissent par asphyxier mon cerveau. Comme ma maison que j'ai envie de désencombrer, je sens qu'il est important de le faire pour soi également, le temps d'un café, d'une pause et ainsi se ressourcer.

Et je repense à ce que ma grand mère me disait petite : c'est bon d'ennuyer !!

Pourquoi l'école buissonnière ?







Voilà bientôt 6 ans que nous faisons l'école buissonnière en hiver. Au départ, nous le faisions car Jules était petit. En maternelle, si l'enfant loupe une semaine d'école, les conséquences ne sont pas très importantes. Et puis, n'oublions pas que l'école est obligatoire à partir du CP.

Et puis Jules est entré au CP. Comme beaucoup de parents, nous avons décidés de reprendre les bonnes habitudes et d'aller à la neige comme tout le monde (enfin pour ceux qui ont la chance de partir), pendant les vacances scolaires.

Mais quelle erreur !!!

Au delà du fait que les prix sont BEAUCOUP moins chers, nous nous sommes surtout rendu compte que la qualité des cours de ski et la bienveillance des moniteurs étaient tout autre en période de grandes influences.

La seule année où nous sommes partis en périodes de vacances, les cours étaient donnés par des petits jeunes, souvent là en tant que saisonnier. Je ne remets pas du tout en cause la qualité des cours (vu mon niveau pitoyable, je serais incapable de juger). En revanche, j'ai retrouvé mon fils en pleurs parce que son moniteur lui avait hurlé dessus. Alors oui, il s'était trompé de groupe et avait fait une belle frayeur au prof. Mais même moi, je suis incapable de les reconnaitre, tous habillé en rouge, avec les même dossards !




Cet épisode date de quatre maintenant, mais même Jules nous en reparle, tellement il avait été marqué. Certes son comportement est rapidement pointé par les monitos "n'écoute pas" "dans la lune". Cette année, nous avons même eu le droit à un "je lui expliquais telle technique mais il ne semblait pas comprendre". 

Mais à chaque fois, je n'ai qu'à dire qu'il est un peu différent, que c'est normal, et les gens comprennent, font preuve de beaucoup d'indulgence et de compréhension.

Jusqu'à présent, le ski était pour lui un domaine où il réussissait, où pour une fois il était comme les autres enfants. Alors je n'avais vraiment pas envie de lui enlever ça. L'école buissonnière, c'est la possibilité pour nous de ne pas subir sa différence. Nous vivons avec, comme chez nous, sans pression, sans regard des autres. Lui, il s'épanouit autant qu'il le peut.

Durant une semaine, nous pouvons vivre de vrais vacances, loin des interminables files d'attente au télésiège qu'il ne supporterait pas, loin de la foule qui le rende excité, loin des jeunes profs qui n'ont pas la patience nécessaire pour gérer Jules.


Pour l'instant, l'école ne nous a jamais rien dit, compréhensif. Mais P'tit Loup grandit et maintenant qu'il est en CP, l'école devient plus importante. Alors je ne sais pas ce que nous ferons l'année prochaine, si nous tenterons une nouvelle fois cette échappatoire. En attendant, je savoure encore cette douce semaine passée à la montagne.