Leurs trésors, leurs souvenirs ....







Mes enfants font parties de cette catégorie, qui adorent chercher et surtout garder des petits trésors. Tout y passe : du petit caillou juste parce qu'il est joli, au bout de bois mais aussi à leur petite réalisation, bricolage du moment.

Jusqu'à présent, je leur donnais des petites boites pour les ranger, leur proposais des tiroirs rien que pour eux parce que comme eux, j'ai toujours aimé ces petits objets. Souvent, nous voulons les garder pour nous souvenir, de peur d'oublier.

trésors, souvenirs, enfant


Avec l'âge, je m'aperçois que les plus beaux souvenirs sont dans nos têtes. Parfois, les photos nous remémorent des moments vies oubliées, mais les plus fort restent dans nos coeurs. Certains jours, une odeur, un lieu, vont faire rejaillir des sentiments. Je me revois petite auprès de mes proches, et forcément les larmes montent un peu.

Alors comment faire pour que nos enfants se créent d'aussi beaux souvenirs ? doit on forcément passer par cette étape de petits trésors pour qu'ils mesurent leur chance de vivre une vie si remplie ?

Parce que mine de rien, ce petit caillou, tout beau, tout jolie, n'a aucune valeur pécuniaire. En revanche, il a ce pouvoir beaucoup plus fort, d'être aux yeux des enfants, le plus grand des trésors ... parce qu'il lui rappelle un lieu, une personne, un moment ou tout simplement parce que c'est LUI qu'il l'a trouvé.

Certains jours, j'en ai marre de toutes ces petites choses qui trainent partout dans ma maison, dans leur lit. Ces petites babioles qui ne veulent rien dire pour moi. Mais quand je vois leur attachement, leur yeux briller, pétiller de bonheur lorsqu'ils me les montrent, je ne peux que m'attendrir.

Alors je les laisse faire leurs collections, je continue de leur donner des petites boites pour les ranger. Ils vont les oublier d'ici quelques semaines, quelques mois mais durant une longue période, ils auront participer à leur sourire, à leur petit bonheur du jour .... jusqu'à leur prochaine découverte.





Un guide d'éveil des 0 - 2 ans






Qui ne s'est pas posé de question face au région jouet ? Lequel choisir ? Dans quel but ? J'ai souvent hésité car je ne savais pas d'une part qu'elle était le réel intérêt et si bébé allait oui ou non se satisfaire.



Depuis le 20 février, le guide d'éveil des 0-2 ans est disponible dans tous les magasins Oxybul et Idkids. Cette brochure explique les étapes clés du développement des bébés, au travers de témoignages d'expert et avec l'appui d'une sélection de jouet.

Votre tout-petit a de multiples talents, qui se révèlent et se développent en jouant ! Avec les experts de la petite enfance et les parent pilotes qui nous accompagnent au quotidien, nous vous proposons des conseils à chaque étape de développement de votre bébé.

J'ai toujours aimé l'approche de la marque vis à vis de leur proposition de produit. L'éveil des enfants, leur curiosité est souvent mis en avant. Ils ont même tout un chapitre sur les jeux et le handicap très intéressant. Mais cette fois-ci la marque, l'enseigne propose un véritable outil pour les parents, où le conseil prime sur le côté commercial.


Trois univers est proposés :
  • de 0 à 6 mois
  • de 6 à 12 mois
  • de 12 mois à 24 mois 




Chaque jouet proposé est détaillé avec son intérêt et comment il va aider votre enfant à se développer, à son rythme. La gamme Montessori dont je vous avais parlé lors de son lancement est bien évidement mise en avant.

Ce guide est également consultable sur le site de Oxybul. Donc n'hésitez pas à aller jeter un coup d'oeil, vous y apprendrez beaucoup de choses, j'en suis sure !


L'apprentissage de la propreté ... Inutile ?










On parle souvent de "l'apprentissage de la propreté", ce passage qui met une pression folle aux parents, après le sommeil, le repas et la marche. Il faut dire qu’elle est souvent la clé, le sésame pour entrer à l’école. Alors forcément, un an avant l’entrée en petite section, tout le monde s’affaire pour que ce problème n’en soit plus un.

Mais est-ce vraiment un problème ?

Après 3 enfants, je peux le dire et surtout le confirmer haut et fort, « C’est l’enfant qui décide !!! » oui oui vous m’avez bien lu. 

Inutile de vous poser mille et une question, de mettre en place des stratégies de folie pour que votre enfant devienne propre (expression qui ne veut rien dire à mon sens), s’il n’est pas prêt, vous n’obtiendrez rien ! Au contraire, vous risquerez de créer un blocage.

conseil


Sur mes trois enfants, j’en ai eu un qui est entré à l’école pas propre, le deuxième qui a une semaine de la rentrée faisait encore caca dans sa culotte, sans aucune gène et la troisième qui est quasi propre depuis ses 2 ans passés, mais uniquement à la maison. Trois enfants, trois possibilités :p et je suis sure que si j’en avais un 4ème, je vivrais une autre expérience.


Certains professionnels disent que l’enfant doit être capable de monter des marches l’une après l’autre seul, pour pouvoir faire fonctionner ses sphincter correctement. C’est surement vrai, mais pour nous parents, je pense que notre rôle, comme c’est très souvent le cas, est d’accompagner l’enfant dans ces étapes, être à son écoute.

Pour les garçons, j’ai tout de suite senti qu’ils n’étaient pas prêts. Le pot ne les intéressait absolument pas et ce n’est pas tous les livres que j’ai pu leur lire qui a changé ça. Ce n’était pas leur priorité, voilà tout. La nourrice les a mis à heure fixe, chaque jour, sans avoir de résultat très concluant sur la durée.

Je ne vous cache pas que le jour de la rentrée, je n’en menais pas large. Pour Jules, pendant 15 jours il est revenu avec des affaires différentes. Mais avec le recul, la situation était pour lui plus compliqué, tout ça étant lié à son énurésie.

P’tit Loup quant à lui, avait décidé je pense de nous faire tourner en bourrique (un peu comme maintenant en somme). Car dès le premier jour d’école, nous n’avons plus eu aucun problème … quand je vous dis que c’est eux qui décident.

Pour Minimoa, je lui ai sortie le pot avant même ses deux ans. Cela peut paraitre tôt mais très vite, elle nous faisait remarquer quand elle faisait pipi, ce qui laissait entendre qu’elle ressentait les choses. Tout doucement, je lui ai proposé le pot ou les toilettes, sans jamais la forcer dans ses décisions. Depuis, elle assure !! Elle va elle-même chercher son pot, voir elle nous appelle quand elle préfère aller sur les toilettes. Je n’ai pas instauré de règles, d’heures fixes. Je lui rappelle de temps en temps qu’elle n’a pas de couches, et lui demande quand j’y pense, si elle veut aller aux toilettes. Très souvent, j’oublie moi-même qu’elle n’a pas de couches. Alors oui, il y a encore des accidents, mais je n’en fais jamais un drame, voir je lui propose des fois de remettre la couche, la laissant ainsi choisir.

Alors si je devais pour donner des conseils pour franchir ce cap, ce serait :

  • Ne paniquez pas ! je n’ai jamais entendu d’école refusant un enfant pas propre : les premiers jours, il existe de nombreux accidents mais très vite, l’enfant fait comme tous les autres (sauf problème médical)
  • Ecoutez votre enfant : l’enfant passe toujours par une phase où il ressent le pipi dans la couche et le verbalise. Un signe qu’il va falloir sortir le pot
  • Ne pas s’énerver : a trop attendre de lui, l’enfant peut se braquer et vous n’obtiendrez rien. Soyez là, à ses côtés, proposez et il disposera, ou non. 
  • Chaque enfant est différent alors ne comparez pas. Ils ont tous un rythme qui leur est propre et hélas il n’y a pas de règle (ce serait trop facile).
  • L’été est la période idéale pour que l’enfant ressente les choses. Cul nul, il va pouvoir ressentir la sensation de pipi, mais encore une fois, que s’il a envie. Ne le forcez pas à quitter sa couche s’il ne veut pas.


Les enfants sont des éponges, c’est bien connu. Ils ressentent notre propre stress, et la pression  que nous nous mettons. Lâcher prise, et tout se passera bien ;)



Et si on parlait musique ? #1









La musique fait partie de notre vie famille, donc comment ne pas avoir une rubrique dans ce blog ? Régulièrement, je vais essayer de vous faire part de mes découvertes, de mes préférences, mais aussi celles des enfants !




Pour mes 40 ans, j'ai eu la chance de pouvoir découvrir Olivia Ruiz en concert à la Cigale. Elle présentait son dernier album, A nos corps aimants. Première fois que je la voyais sur scène et je dois dire que j'ai été bluffée. Cette fille dégage une énergie incroyable. Je la savais pétillante, et je l'ai découverte rockeuse, voir même un petit côté Vanessa Paradis.

Ces musiciens sont tout simplement bluffant, multi-instrumentiste, ils vous font découvrir des instruments insoupçonnés et surtout ils assurent ! Son concert est vivant, bien orchestré (trop ?), et donne envie de bouger, danser, crier.

Le seul "reproche" que je pourrai faire c'est que je la croyais hors système (au vu de ses interviews) et que je l'ai trouvé plutôt à fond dedans avec par exemple, la possibilité de choisir sa tenue et 4 chansons pour chaque date de ses concerts. Perso j'ai bien aimé l'idée mais je trouve que ça ne cadre pas avec le personnage qu'elle nous présentait.

Cela reste tout de même un très bon concert que je recommande !













"Tissées autour du thème de la liberté, les chansons de Marie Busato sont le fruit de plusieurs années de création. Cet opus laisse  place à des textes poétiques forts, portés par des mélodies légères et obsédantes.
Chaque chanson est ciselée autour de thème tels que la liberté, la guerre, la femme, l’identité, l’amour…des textes engagés et drôles."

Alors soyons clair, je ne suis pas du tout objective, Marie étant mon professeur de chant mais du coup, j'ai la chance de l'avoir vu sur scène, de connaitre un peu son univers, et de pouvoir vous dire qu'elle est tout simplement fascinante !

Elle est capable de vous faire rire, danser mais aussi pleurer au travers de ses textes forts, digne descendante des chanteurs à texte français. Sa voix, aux couleurs très larges, est mise en valeur par une musique acoustique, très largement inspirée du jazz. Piano, violon, guitare, contrebasse et batterie l'accompagnent pour notre plus grand plaisir.

Son album sera disponible dès la semaine prochaine, mais vous pouvez déjà la retrouver avec son heupé, sur toutes les plateformes de musique et sur son site.


Je chante avec mon bébé


"« Je chante avec mon bébé » est une invitation à chanter avec les très jeunes enfants. Il s’adresse à tous ceux qui vivent auprès d’eux : parents, grands-parents, éducateurs, professionnels de la petite enfance, car rien ne saurait remplacer une voix familière qui chante « avec et pour » l’enfant.
Chanter à un tout-petit peut sembler spontané, pourtant de nombreux adultes n’osent plus : peur de mal faire, mémoire oubliée, doutes devant un répertoire qui paraît souvent désuet.
Un livre-CD pour retrouver le bonheur de chanter avec son enfant."


Cet album propose au total 107 chansons, classées par âge, et présentées sur 2CD. La plupart d'entre elles sont bien connus, mais d'autres un peu moins voir pas du tout.

Le vrai plus réside dans le livre qui offre un accompagnement pour les parents, au travers d'explications. Elles nous permettent de comprendre l’intérêt de chaque comptine ou gestuelle quand au développement de l'enfant.

Pour moi qui est toujours chanté des chansons aux enfants, pour les endormir, sur la table à langer et même dans la voiture, je trouve l'idée vraiment intéressante car pour une fois, la musique prend une place plus importante, surtout vis à vis de l'éveil de l'enfant.

Bonne écoute !

Le handicap ne me pèse plus






Il y a quelques mois déjà, j'ai pris conscience d'une chose. Le handicap ne me pèse plus. Vous avez d'ailleurs pu le constater, ce sujet fait de moins en moins partie de mes billets de blog. Pourtant, il fait toujours partie de nos vies, encore plus que vous ne le croyez. Car même si les progrès sont incroyables, chaque jour, Jules me rappelle qu'il est différent.



  • quand je suis obligée de lui rappeler sans cesse les mêmes choses, les mêmes gestes.
  • quand je dois lui dire de prendre son médicament
  • quand il n'a pas pris son traitement
  • quand les devoirs deviennent une véritable torture
  • quand au moment de l'histoire du soir, son frère veut lire, et que lui se braque.
  • quand je le retrouve avec mes affaires, alors qu'il sait qu'il ne doit pas y toucher
  • quand il embête son frère, parce qu'il ne veut pas qu'il grandisse
  • quand les taxis défilent, pour venir le chercher
  • quand je dois gérer les rdv médicaux
  • quand on me demande en quelle classe il est et que je dois évincer la question
  • quand sortir avec lui, reste une épreuve, de peur que son comportement soit déplacé, compliqué
  • quand je vois les conséquences du handicap sur son frère
  • quand je vois sa différence, tout simplement
  • ... Je ne continuerai pas cette liste. Car si je le fais, le handicap prendrait encore une fois trop de place.
Depuis le début, nos principes d'éducation ont été chamboulés, tout comme nos modes de vie. Chaque membre de la famille a du se construire autour de ce handicap, discret en apparence et pourtant si pesant. Car même si Jules a énormément de qualité, au quotidien il prend une place importante, au détriment des autres.

Ce n'est pas toujours facile. Il y a des jours où j'aimerai avoir une famille comme tout le monde, avec ces problèmes somme toute classiques, de crise des 2 ans, des 4 ans, de la préadolescence, ... Mais voilà, ce ne sera jamais le cas. 

Malgré tout, le handicap est en train de ne faire qu'un avec nos vies. 7 ans que nous avons un diagnostic, et ce n'est que maintenant que je peux dire que j'ai enfin accepté, vraiment. Accepter que nos vies soient différentes. Accepter de ne plus remuer ciel et terre pour l'aider, sans me sentir coupable. Accepter de vivre à ses côtés, tout simplement.

C'est peut être un tort, mais j'ai cessé de chercher des solutions pour l'aider. Aujourd'hui, je fais confiance aux acteurs qui l'entourent et qui nous ont montré depuis le début leur implication et leur professionnalisme pour aider Jules. J'ai repris mon rôle de mère, celle qui câline, joue, élève, et ça, pour mes trois enfants. La culpabilité de ne pas en faire assez est toujours là, mais  elle concerne uniquement ces rôles qui me sont propres. Fini les jeux pour l'aider à lire, ou les méthodes pour lui apprendre à compter. Je laisse sa maîtresse faire.

A la maison, le handicap reste cet invité indésirable, mais il a cessé d'être le centre de notre monde. Nous en parlons quotidiennement, mais je ne ressasse plus cette différence. Elle est là et nous faisons avec. Certains jours il se fera plus pressent que d'autres mais dorénavant, le handicap ne sera plus le chef.