Curieusement, je n’ai jamais pris cette date du 11 mai comme le jour de la libération. Pour moi, elle est le synonyme plutôt d’une étape transitoire, avec certes de nouvelles libertés mais juste pour que l’économie du pays reprenne un peu et que certaines professions puissent de nouveau retravailler. Moi même, cette date aurait du signifier mon retour au travail en présentiel pour certains jours (mais j’ai décidé d’être en vacances !).
Le retour de l’école
Pour nous, le choix a toujours été clair. Minimoa et Jules devaient reprendre. Avec le télétravail, l’école à la maison est juste impossible pour tout le monde. Les enfants prennent du retard et nous sommes frustrés professionnellement. P’tit Loup est en revanche autonome et peut donc laisser sa place à des enfants dont la situation est plus compliquée.
C’est ainsi que jeudi, Minimoa reprendra l’école dans une classe de 6 enfants au lieu de 20. Je ne suis pas inquiète loin de là. Je suis au contraire ravie qu’elle retrouve des copains de son âge et un cadre scolaire plus strict.
La reprise du collège semble compromise hélas pour nous en île de France. Il va donc falloir faire preuve de beaucoup de patience avec Jules et continuer l’école à la maison. Suivre un niveau collège, sans être lecteur demande tout simplement beaucoup d’attention et de temps pour tout le monde. Jules manque de concentration et nous d’heure dans une journée .... c’est pas gagné cette histoire.
Les soins
Jules a repris ses séances d’orthophonie depuis 15j maintenant. Cette semaine, il reprendra également le chemin de la Psychomotricienne. Il est important pour lui d’avoir affaire à des professionnels en ce moment. Outre le fait que ce soit des personnes extérieures (c’est toujours plus facile que papa/maman), il a besoin d’apprentissage spécifique que nous ne pouvons pas lui apporter.
Et le reste ?
Pour nous, voilà à quoi va se résumer notre de déconfinement. Je n’ai pas l’intention d’aller faire la fête avec les copains, même si j’en meure d’envie.
Je ne compte pas me ruer dans les magasins car franchement j’en ai pas ressenti le besoin (j’aimais déjà pas avant). Le seul qui devrait voir ma tête c'est le magasin de bricolage pour pouvoir finir les travaux.
Je ne suis pas inquiète. Mais je suis convaincue que ce retour à la « normal » va forcément générer une nouvelle hausse des malades. Je ne crains pas pour moi, mais pour les autres : mes proches, mes collègues déjà durement touchés, le voisin d’à côté, l’inconnu qui passe.
Pour moi, le 11 mai n’est qu’une étape. Nos vies ont changé mi mars et elle ne sont pas prêtes de reprendre leur rythme d’avant cette pandémie. Nos habitudes vont évoluer, quoi qu’il se passe.