Les bulletins de note du premier semestre sont arrivés pour les garçons. Fini ce moment de stress que nous avons connu. Avec ProNote, les parents sont informés à chaque instant (bigbrother n'est pas loin !).
Fini l'interception du bulletin dans la boite aux lettres, aujourd'hui nous contrôlons chaque jour l'évolution de nos enfants. Heureusement, il nous reste encore la surprise des appréciations pour pouvoir rendre ce moment un peu plus solennel.
Avec un enfant au primaire et l'autre au collège, le bulletin de note est abordé de manière différent. Pour l'un, il s'agit d'acquisition de compétences et pour l'autre, l'arrivée des notes et de la moyenne générale donne une autre importance à ces résultats, plus compétitrice. Pour autant, le résultat reste le même, avec pour seul objectif : faire un point sur la scolarité de son enfant.
Comment gérer les bulletins de note ?
J'ai toujours été une élève moyenne, qui pouvait faire mieux. Avant de comprendre l’intérêt de tout ce que nous apprenions (entendez par là, à quoi va me servir tout ça, je ne sais pas ce que je vais faire plus tard et je m'en fou), les résultats d'école étaient pour moi un moment douloureux.
Mes parents n'étaient pourtant pas focalisés sur nos résultats, mais l'importance de la scolarité reste LE point important des adultes vis à vis des enfants. Maintenant adulte, je me rends compte que souvent je pose cette question pourtant stupide : "ça va à l'école ton fils ?".
Pourquoi l'école serait-il le plus important ? L'épanouissement personnel ne serait-il pas plus important à cultiver petit ? Parce qu'en réalité, être heureux nous ouvre des horizons beaucoup plus enrichissants que se conformer aux règles de notre société qui dit : il faut bien travailler à l'école ! Oui mais pour quoi ? pour qui ?
Résultat, je n'ai pas su gérer ces bulletins de notes. J'ai félicité. J'ai montré les points d'amélioration. Mais nous sommes très vite passés à autre chose. Alors la question que je me pose, c'est : n'aurais-je pas du donner plus d'importance au travail qu'ils ont fournis ? Parce quel que soit le résultat, derrière il y a un enfant qui a donné tout ce qu'il pouvait (en tout cas, c'est ce qu'il croit).
La situation est d'autant plus difficile lorsque vous avez deux enfants complètement différents. Comment ne pas dévaloriser l'un, sans pour autant léser l'autre ? Comment gérer chaque profil à sa juste valeur, sachant qu'ils n'ont pas la même sensibilité, ni les mêmes aptitudes ? Autant de questions qui pour l'instant n'ont pas trouvé de réponses.
J'ai envie que mes enfants travaillent bien à l'école car je sais qu'ils auront besoin de ces bases pour leur avenir professionnelle. Pour autant, je préfère les savoir curieux, imaginatifs et ouvert aux mondes qui les entourent, plutôt qu'ils aient un esprit scolaire avec des œillères. Mais est ce compatible ?
La pression des résultats scolaires a été, est et sera toujours aussi forte. A nous de voir comment nous souhaitons la faire subir à nos enfants. Chez nous, elle est présente, par le simple suivi que je fais au quotidien de leur devoir. Je la trouve pesante et j'aimerai si souvent leur dire : Allez on s'en fou on n'y va pas ! mais je sais que ce n'est pas leur rendre service. Alors je continue.
Certains jours, j'ai des envies de punition au vue des résultats et surtout du rabâchage que je fais. Mais une fois la colère passée, je me rends compte de tout ce qu'on leur demande et qu'ils n'ont pas toujours les moyens (en tenant compte de leur caractère) de réussir correctement. Dans ces moments là, j'aurai surtout envie de les récompenser. Mais d'un autre côté, la note n'est elle pas une récompense à elle seule ? L’apprentissage à l'école ne doit-elle pas être vue comme une chose naturelle, obligatoire, sans aucun statut exceptionnel, qui mériterait une récompense ou une punition ?
Pour l'instant, je vois l'école de cette manière et j'essaie de transmettre aux enfants un certain détachement par rapport à tout ça. Pas de pression, mais juste une nécessité comme nous apprenons petit à marcher, manger, etc.. C'est une obligation que l'on doit s'affranchir pour nous permettre tout au long de notre vie d'ouvrir les portes de nos rêves.
