Pour la troisième fois, je vais devoir remplir ce document.
Il peut paraître anodin, administratif et pourtant ...
Dans ce document,
une place est réservée pour ce qu'ils appellent
Le projet de vie
C'est de là que tout part :
la demande d'AVSi, l'aide humaine, financière...
Certes, le certificat médical est important,
ainsi que tous les rapports des professionnels,
mais le bilan des parents aide dans l'éventuel mise en place
de soutien personnalisé.
La première fois que j'ai rempli ce projet de vie,
j'ai cru que je n'y arriverais jamais.
Il fallait retracer le parcours de Jules,
expliquer ses difficultés et les nôtres avec nos mots.
Je ne voulais pas rentrer dans le mélodramatique,
mais minimiser notre souffrance et nos inquiétudes
n'étaient pas la solution pour l'aider.
Aujourd'hui,
je dois de nouveau reformuler la demande.
Deux ans après, après des progrès saisissant,
je n'arrive toujours pas à écrire ce texte.
J'aurais envie de parler de toutes ces étapes qu'il a franchit,
de ce qu'il peut faire maintenant.
Mais je sais que ça n'est pas ce qu'on attend de nous.
Dans ce projet de vie,
il faut faire le constat sur cette différence,
par rapport à une normalité dont je ne me préoccupe plus.
Pour vivre cette situation, je me suis affranchie de tout ça.
Et pourtant, malgré mon acceptation, je souffre encore...
Qu'il n'y arrive, qu'il ai mal, qu'il souffre.
Dans le cas de Jules, nous bénéficions d'une AVSi
indispensable pour lui mais aussi pour la maîtresse.
Je sais qu'on ne nous l'enlèvera pas,
cette présence est trop importante.
En revanche, grâce à l'aide financière AEEH,
j'ai pu conserver mon 80%.
Le mercredi, ils peuvent faire une grasse matinée (euh 8h00),
on peut faire des activités et surtout,
depuis que Jules est à l'hôpital de jour l'après midi,
je prends du temps avec P'tit Loup, en tête à tête.
Avec la réforme scolaire, la donne est modifiée.
Je vais devoir entrevoir le planning de la famille différemment,
et ce temps partiel aussi.
Je n'ai pas fini de me poser des questions !
je n'arrive toujours pas à écrire ce texte.
J'aurais envie de parler de toutes ces étapes qu'il a franchit,
de ce qu'il peut faire maintenant.
Mais je sais que ça n'est pas ce qu'on attend de nous.
Dans ce projet de vie,
il faut faire le constat sur cette différence,
par rapport à une normalité dont je ne me préoccupe plus.
Pour vivre cette situation, je me suis affranchie de tout ça.
Et pourtant, malgré mon acceptation, je souffre encore...
Qu'il n'y arrive, qu'il ai mal, qu'il souffre.
Dans le cas de Jules, nous bénéficions d'une AVSi
indispensable pour lui mais aussi pour la maîtresse.
Je sais qu'on ne nous l'enlèvera pas,
cette présence est trop importante.
En revanche, grâce à l'aide financière AEEH,
j'ai pu conserver mon 80%.
Le mercredi, ils peuvent faire une grasse matinée (euh 8h00),
on peut faire des activités et surtout,
depuis que Jules est à l'hôpital de jour l'après midi,
je prends du temps avec P'tit Loup, en tête à tête.
Avec la réforme scolaire, la donne est modifiée.
Je vais devoir entrevoir le planning de la famille différemment,
et ce temps partiel aussi.
Je n'ai pas fini de me poser des questions !