Enfants

L'apprentissage de la propreté ... Inutile ?

08 mars Jules etmoa 4 Commentaires










On parle souvent de "l'apprentissage de la propreté", ce passage qui met une pression folle aux parents, après le sommeil, le repas et la marche. Il faut dire qu’elle est souvent la clé, le sésame pour entrer à l’école. Alors forcément, un an avant l’entrée en petite section, tout le monde s’affaire pour que ce problème n’en soit plus un.

Mais est-ce vraiment un problème ?

Après 3 enfants, je peux le dire et surtout le confirmer haut et fort, « C’est l’enfant qui décide !!! » oui oui vous m’avez bien lu. 

Inutile de vous poser mille et une question, de mettre en place des stratégies de folie pour que votre enfant devienne propre (expression qui ne veut rien dire à mon sens), s’il n’est pas prêt, vous n’obtiendrez rien ! Au contraire, vous risquerez de créer un blocage.

conseil


Sur mes trois enfants, j’en ai eu un qui est entré à l’école pas propre, le deuxième qui a une semaine de la rentrée faisait encore caca dans sa culotte, sans aucune gène et la troisième qui est quasi propre depuis ses 2 ans passés, mais uniquement à la maison. Trois enfants, trois possibilités :p et je suis sure que si j’en avais un 4ème, je vivrais une autre expérience.


Certains professionnels disent que l’enfant doit être capable de monter des marches l’une après l’autre seul, pour pouvoir faire fonctionner ses sphincter correctement. C’est surement vrai, mais pour nous parents, je pense que notre rôle, comme c’est très souvent le cas, est d’accompagner l’enfant dans ces étapes, être à son écoute.

Pour les garçons, j’ai tout de suite senti qu’ils n’étaient pas prêts. Le pot ne les intéressait absolument pas et ce n’est pas tous les livres que j’ai pu leur lire qui a changé ça. Ce n’était pas leur priorité, voilà tout. La nourrice les a mis à heure fixe, chaque jour, sans avoir de résultat très concluant sur la durée.

Je ne vous cache pas que le jour de la rentrée, je n’en menais pas large. Pour Jules, pendant 15 jours il est revenu avec des affaires différentes. Mais avec le recul, la situation était pour lui plus compliqué, tout ça étant lié à son énurésie.

P’tit Loup quant à lui, avait décidé je pense de nous faire tourner en bourrique (un peu comme maintenant en somme). Car dès le premier jour d’école, nous n’avons plus eu aucun problème … quand je vous dis que c’est eux qui décident.

Pour Minimoa, je lui ai sortie le pot avant même ses deux ans. Cela peut paraitre tôt mais très vite, elle nous faisait remarquer quand elle faisait pipi, ce qui laissait entendre qu’elle ressentait les choses. Tout doucement, je lui ai proposé le pot ou les toilettes, sans jamais la forcer dans ses décisions. Depuis, elle assure !! Elle va elle-même chercher son pot, voir elle nous appelle quand elle préfère aller sur les toilettes. Je n’ai pas instauré de règles, d’heures fixes. Je lui rappelle de temps en temps qu’elle n’a pas de couches, et lui demande quand j’y pense, si elle veut aller aux toilettes. Très souvent, j’oublie moi-même qu’elle n’a pas de couches. Alors oui, il y a encore des accidents, mais je n’en fais jamais un drame, voir je lui propose des fois de remettre la couche, la laissant ainsi choisir.

Alors si je devais pour donner des conseils pour franchir ce cap, ce serait :

  • Ne paniquez pas ! je n’ai jamais entendu d’école refusant un enfant pas propre : les premiers jours, il existe de nombreux accidents mais très vite, l’enfant fait comme tous les autres (sauf problème médical)
  • Ecoutez votre enfant : l’enfant passe toujours par une phase où il ressent le pipi dans la couche et le verbalise. Un signe qu’il va falloir sortir le pot
  • Ne pas s’énerver : a trop attendre de lui, l’enfant peut se braquer et vous n’obtiendrez rien. Soyez là, à ses côtés, proposez et il disposera, ou non. 
  • Chaque enfant est différent alors ne comparez pas. Ils ont tous un rythme qui leur est propre et hélas il n’y a pas de règle (ce serait trop facile).
  • L’été est la période idéale pour que l’enfant ressente les choses. Cul nul, il va pouvoir ressentir la sensation de pipi, mais encore une fois, que s’il a envie. Ne le forcez pas à quitter sa couche s’il ne veut pas.


Les enfants sont des éponges, c’est bien connu. Ils ressentent notre propre stress, et la pression  que nous nous mettons. Lâcher prise, et tout se passera bien ;)



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4 commentaires:

  1. Je suis tout à fait d'accord. Pour la première on a essayé de pousser (la pression de l'entrée à l'école) sans succès. Elle est devenue propre du jour au lendemain en se rendant compte que toutes ses copines l'étaient. Pr mon deuz on a laissé couler et pareil, le déclic s'est fait d'un coup et il n'a quasiment jamais eu d'accident. TinyFairy réclame parfois les toilettes ou joue avec le pot. On la laisse faire. Sans pression. On verra bien...

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    1. oui c'est exactement ca .. laisser faire et attendre patiemment bises

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  2. olala je n'ai pas hâte de me lancer avec bébé luciole :(

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    1. ne te lance surtout pas !! attends que lui le demande et tu verras, tout roulera. Soit juste force de proposition, sans prise de tête.

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