Handicap

Vacances : Quazym ou pas quazym ?



Jules fait partie de ces enfants qui prennent un traitement (il en existe plusieurs : ritaline le plus connu, quazym ou concerta) pour l'aider à se concentrer. Et à chaque vacances scolaires, la même question se pose : je lui en donne ou pas ?



Jusqu'à présent, nous avions convenu avec le médecin qu'il n'en prendrait pas pendant les vacances s'il n'avait pas orthophoniste ni hôpital de jour, bref s'il restait juste avec nous. J'étais d'accord avec ça car cela permettait à Jules de faire une pause, reprendre un appétit normal et ne plus subir les effets secondaires. 

Mais en grandissant, je m'aperçois qu'il est de plus en plus difficile de faire sans, surtout si nous allons en extérieur. Jules peut être un véritable zébulon, voir avoir des crises d'angoisses importantes et incontrôlées quand il est sans traitement. La maison étant SON univers, il sait se maîtriser seul, et nous pouvons nous aussi mieux gérer son comportement.

En revanche, dès que nous sortons, c'est une bombe à retardement ! Il y a des jours où tout se passera bien et d'autres où je regrette direct de ne pas lui avoir donner. Alors pourquoi ne pas le faire ??

Nous avons mis en place le médicament pour que Jules progresse à l'école. Il a de nombreuses capacités mais souvent freinées par son manque d'attention. Jusqu'à présent, j'avais assez de patience pour m'occuper de lui et surtout le gérer.

Mes limites sont désormais atteintes et je prends ça un peu comme un échec. C'est bête de penser ça mais voilà c'est une réalité. Il n'est pas plus dure qu'avant, au contraire, mais je sens que je n'ai plus la force, ni la patience. J'ai dépensé beaucoup d'énergie avec lui, à mettre en place des choses, à lui parler, être près de lui, qu'aujourd'hui, je n'y arrive plus.

Alors certains jours, je lui donne son médicament pour être tranquille, plus apaisée, pour MON confort et non le sien. Je regrette souvent car je sens bien qu'il ne supporte pas forcément la sensation que lui procure son médicament. Mais pour moi, c'est un des moyens pour que je ne sois pas au bord de la crise de nerf, par le stress, l'inquiétude ou la colère.

Mais il y a aussi tous ces jours où je ne lui donne pas, par défi envers moi même, pour me dire que je suis capable de gérer mon fils et où la situation part dans tous les sens. Mais au final, tout le monde rentre le soir heureux, d'avoir réussi, même s'il y a eu quelques cris, quelques réprimandes ou inquiétudes.

Dans quelques jours, Jules reprendra le chemin de l'école et la question ne se posera plus ..... jusqu'au prochaines vacances, où je glisserai ses cachets dans mes valises, au cas où ...

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4 commentaires:

  1. Je me doute que ça ne doit pas être facile... Je ne peux ps me mettre à ta place mais vu mon état de fatigue après certaines journées avec les 3 qui n'ont pourtant pas de souci de santé, je crois que je ferais comme toi. Bises

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