Pour certains, Twitter peut paraître inutile.
Il l'est en effet. Mais au milieu de ces discussions futiles (qui font du bien),
certains lancent des débats comme On ne m'avait pas dit que.
Quid des répercussions :
Élever un enfant supposé « différent » comme « normal »
VS
élever un enfant en le stigmatisant de « différent » ?
ou de la stigmatisation d’un enfant « supposé » différent ?
Tous les enfants sont différents, tout comme les hommes et les femmes d'ailleurs.
Cette différence nous rend unique.
En grandissant, nous devenons des êtres à part entière.
C'est la vie ... normal.
Mais à quel moment peut on réellement dire qu'un enfant est différent ?
La véritable différence intervient au moment où
cet enfant n'arrive plus à s'adapter à notre société.
Est ce bien ou pas de s'adapter, là n'est pas la question.
La véritable question est de savoir si sa différence sera acceptée par les autres ou non.
Et c'est là que tout va se jouer.
La capacité des autres, l'envie, la patiente.
Nous sommes dans une société exigeante, en attente de résultat.
Un peu comme la chaîne d'une usine, il faut que ça file !
Tu dépasses ? tu ralentis ? Hop, tu es mis de côté.
Le fait de stigmatiser l'enfant permet d'expliquer à la société,
de leur faire découvrir autre chose que cette chaîne.
Dans un monde idéal, je dirai qu'il ne faudra pas.
On devrait pouvoir élever nos enfants comme les autres,
avec leur différence, à leur rythme.
Mais on ne peut pas.
Notre société n'est pas prête et ne tend pas vers ça en plus.
A nous, parents d'enfant différent, d'expliquer aux autres.
J'ai ouvert ce blog pour ça.
Pour en parler.
Pour que l'on cesse de croire que si un enfant cri, hurle, n'obéit pas,
ça n'est pas forcément qu'il est mal élevé.
J'avoue aussi que la stigmatisation nous permet au début de nous déculpabiliser.
"Ça n'est pas de notre faute, il est différent"
Mais on s'aperçoit très vite que ça ne change rien,
et qu'il est juste important de le faire pour lui, pour son avenir.
Aujourd'hui, je peux dire que j'ai stigmatisé Jules.
Je veux que les personnes qui l'entourent comprennent,
pour qu'elles puissent l'aimer tel qu'il est.
Mais à la maison, et surtout avec son petit frère,
il reste un enfant comme les autres, normal.
On s'adapte à lui, comme on s'adapte à son chieur de frère.
Difficile de savoir qu'elles seront les répercutions de ce choix.
Est ce bien ou pas bien, on ne sait pas.
Il faut juste comprendre à un moment donné que l'enfant est au cœur de nos choix.
Ce choix, nous ne les faisons pas pour nous, mais pour lui.
L'important est qu'il soit heureux, épanouis,
à sa manière, avec sa différence.
A partir de janvier,
Jules sera déscolarisé l'après midi pour intégrer l'hôpital de jour.
Devions nous ignorer sa différence et l'obliger à rester l'école malgré sa souffrance ?
Je ne pense pas.
Savoir lire, écrire, compter,
ne lui sera d'aucune aide si son comportement ne suit pas la chaîne de la société.
Le temps nous dira si notre choix était le bon ou pas ...
Et si vous voulez un autre avis, voici celui de Chiawaze.