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Film Gourou : je ne m’attendais pas du tout à ça

Je pensais aller voir un film sur les gourous. Sur l’emprise. Sur ces hommes qui manipulent des personnes fragiles en quête de sens. Mais pas du tout.

Le film Gourou ne parle pas seulement de l’emprise qu’un leader exerce sur ses disciples. Il raconte surtout la perte de contrôle d’un gourou face au pouvoir qu’il a lui-même créé. Et c’est encore plus troublant.



De quoi parle vraiment le film Gourou ?

On pourrait croire que le film Gourou est un simple film sur les sectes ou la manipulation mentale. En réalité, il explore quelque chose de plus complexe : le moment où celui qui influence devient lui-même dépassé par son influence.

On ne nous montre pas un “monstre”. On nous montre un homme.

Un homme avec ses failles, ses traumatismes, ses blessures anciennes. Un homme qui a appris à capter l’attention, à toucher les fragilités des autres, peut-être parce qu’il connaît les siennes.

Au fil du film Gourou, on voit le mécanisme se mettre en place :

  • Les discours qui rassurent

  • Les regards admiratifs

  • La communauté qui grandit

  • L’image publique qui devient plus forte que la personne

Et puis vient le vertige.

À quel moment passe-t-on du contrôle à la perte de contrôle ? À quel moment le gourou devient-il prisonnier de sa propre mise en scène ?





Film Gourou et réseaux sociaux : une critique très actuelle

Ce qui m’a particulièrement marquée dans le film Gourou, c’est la place des réseaux sociaux. Internet. Les vidéos. Les formats courts qui promettent des solutions miracles à nos blessures profondes.

Le film montre la puissance des plateformes : comment elles amplifient un message, fabriquent une autorité, créent une aura presque instantanément.

On y retrouve des thèmes très contemporains :

  • Le besoin d’aller mieux vite

  • La quête de sens

  • La vulnérabilité émotionnelle

  • La fascination pour les figures inspirantes

Le film Gourou ne parle pas seulement d’un homme. Il parle d’une époque. Et c’est là qu’il devient dérangeant voir même flippant.



2h09 de thriller psychologique

Le film Gourou dure 2h09. Je craignais quelques longueurs, et il y en a effectivement. Certaines scènes auraient pu être plus resserrées. Mais dans l’ensemble, le temps passe assez vite, porté par la tension psychologique.

On n’est pas dans un film spectaculaire. On est dans un thriller psychologique plus intérieur, plus lent, plus insidieux. Et cette lenteur participe à l’installation du malaise.



Pierre Niney dans le film Gourou

Impossible de parler du film Gourou sans évoquer Pierre Niney. Il est magistral. Mais je ne suis pas du tout objective. Il apporte une ambiguïté constante : charismatique, fragile, inquiétant, presque touchant par moments. On comprend pourquoi on le suit. On comprend pourquoi on y croit. Et c’est précisément ce qui rend le film aussi efficace.



Mon avis sur le film Gourou

Je pensais voir un film sur l’emprise. Je suis sortie avec un film sur le pouvoir, l’ego et la responsabilité. Le film Gourou questionne autant celui qui suit que celui qui est suivi. Il montre que l’influence peut dépasser celui qui la crée. Ce n’est pas un film parfait. Mais c’est un film qui fait réfléchir. Et c’est exactement ce que j’en attendais.

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