Julesetmoa

Un carnet de famille, de découvertes et d'escapades.

Quand les signes d'un bébé à maison disparaissent

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A force de désencombrer à la maison, je m'aperçois que petit à petit, les traces d'un bébé disparaissent. A chaque nouvelle vente, à chaque nouveau don, la maison se purge de son matériel de puériculture. 

nostalgie du bébé


J’ai commencé par les jouets premier âge. J’étais tellement contente de pouvoir enfin vider la salle de jeux que je n’ai pas ressenti de nostalgie. Au contraire ! j'étais ravie de me séparer de ces gros objets, encombrants qui n'étaient plus du tout utilisés par les enfants. Et puis ils ont été très vite remplacé par d'autres jouets !!

Il y a eu ensuite les vêtements. Je n’ai pas pu m’empêcher de garder quelques pièces en souvenirs mais dans l’ensemble, après plusieurs mois dans les cartons, les donner aux amis était une véritable délivrance.

Depuis peu, je me suis attaquée aux matériels de puériculture et je dois dire que je viens de franchir une nouvelle étape. Celle de la disparition totale du bébé à la maison. La chaise haute est partie depuis un an déjà, mais le lit bébé, la poussette, la table à langer, le babycook sont également sortis de nos vies. Bientôt, les dernières affaires de bébé comme le coussin d’allaitement ou les quelques vêtements de bébé partiront définitivement.

Une pointe de nostalgie


Je n'ai aucune envie d'un petit 4ème. Je nous trouve au complet avec 3 enfants et je suis amplement comblée. J'aime voir mes enfants grandir. Nous avons d'autres relations, riches en échanges et en partage. En revanche, chacun de ces objets font parties de notre famille. Pour la plupart, ils auront servi pour mes 3 enfants. Le simple fait de les voir provoque chez moi une montée de souvenirs, d'émotions.

J'aime voir mes enfants grandir, s'épanouir mais je sais aussi que ces moments là ne reviendront pas. Pour l'instant, je les ai encore dans ma tête mais bientôt, ma mémoire (déjà pas très fiable) me fera défaut et certains détails s'envoleront. Alors forcément, on se raccroche à ses objets, pas toujours beaux, qui ont vieillit pour la plupart mais qui nous rappelle tellement de choses. J'appelle ça de la nostalgie mais ça n'en est pas vraiment. C'est surtout une image du passé, un sentiment, qui nous attendrit, qui nous émeut, qui nous fait vibrer.

Bientôt à la maison, il n'y aura plus du tout de traces de bébé, de MES bébés. Je garderai ce sentiment très ambivalent du plaisir d'avoir des grands enfants et celui d'avoir perdu un peu de ces petits êtres fragiles qu'ils étaient. Mais n'est ce pas ça de les voir grandir ? Voir s'envoler leur innocence, les laisser faire leur propre expérience, s'éloigner de nous tout doucement, pour que ces êtres si fragiles que l'on protégeait, deviennent libre, mature et responsable ?
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