Julesetmoa

Un carnet de famille, de découvertes et d'escapades.

Arghhhhhhhhhh


Ca c'est le cri que je pousse tous les soirs, le cri de la mère désespérée, qui ne sait plus comment s'y prendre avec ses enfants. Alors oui, je suis TRES fatiguée et forcément ma patience commence à être limitée, mais j'ai aussi deux merveilleux enfants, qui ont décidés de faire tourner leur parent en bourrique.

D'un côté nous avons une demoiselle souriante, drôle mais qui préfère être autonome et ne pas s'occuper de ce que dise les grands. Quoi ???? il faut demander avant de monter sur une chaise, puis sur un meuble pour atteindre le livre auquel je n'ai pas le droit ?? Je ne vous parle plus de son sommeil complètement chaotique qui forcément est pour beaucoup à son caractère en dent de scie.

Et puis de l'autre nous avons un petit garçon, qui a certes retrouvé sa joie de vivre, mais qui n'a toujours pas compris qu'il était essentiel de travailler à l'école de manière assidue. Pas de difficulté particulière, mais une très grande envie de rester dans sa bulle. Son manque de confiance en lui l'empêche d'agir, même quand il s'agit de la guitare qu'il adore. Car oui, il ne s'agit pas de Jules mais bien de P'tit Loup !

Je vous laisse imaginer l'explosion le soir lorsque nous les récupérons. Des soirées à rallonge pour le coucher, des soirées à rallonge pour des devoirs oubliées ou qu'il n'a pas envie de faire. Et le pire dans tout ça, c'est que l'enfant qui devrait nous poser le plus problème, celui qui nous en a fait baver petit, devient l'enfant modèle. Alors il n'écoute toujours pas mieux, mais j'arrive à obtenir plus de choses de lui que de ses frères et sœurs. Même à l'école, ses résultats sont incroyables.

Je sais que tout ceci n'est qu'une passade, que dans quelques mois nous serons passé à autre (surtout pour Minimoa) mais comme à chaque étape avec les enfants, nous les parents, nous les vivons intensément. Nous sommes bouleversés, impuissants face à leur comportement. Nous essayons de garder notre conduite, ne pas flancher, mais cela reste très dur. Et puis il y a le travail, qui n'apporte pas toujours la bulle d'air espérée ou qui peut ajouter un stress ou ne serait ce qu'une inquiétude supplémentaire.

Alors en ce moment, j'ai tendance à crier, moi qui sait pourtant garder son calme en toute circonstance (ou presque). En ce moment, je n'arrive plus à me poser pour prendre du recul sur cette situation. Dans quelques mois, je pense que j'aurai oublié tout ça, mais ce soir, je subis de pleins fouets toute cette pression.