Durant ma semaine de vacances, j'ai eu envie de m'essayer à l'art de ne rien faire. Parce que oui, moi en vacances, j'ai la fâcheuse tendance de toujours vouloir en faire plus.
- Et si j’amenais le courrier en retard ?
- Allez, je prends tous mes tickets de CB et je vais faire mes comptes
- Je vais ce livre, ce magazine, pour pouvoir les lire
- Tiens, prends le disque dur, tu pourras faire le tri des photos !
- Cette fois ci, je m'occupe de mes messageries et je vais faire un grand tri
Cette liste est bien évidement non exhaustive. Car si au départ, je n'ai qu'une envie "me reposer", très vite mon côté speed reprend du service. Je me suis aperçue qu'en réalité, j'étais incapable d'être passive. Pour moi, ne rien faire était synonyme de perdre son temps et le temps c'est bien connu, on n'en a pas assez.
Alors chaque heure, chaque minute, chaque seconde de ma vie, je les remplie au maximum, avec cette impression d'être bien, d'avoir réussi à accomplir mon devoir, mes tâches, mes obligations.
J'ai la chance d'avoir trouvé un équilibre entre ma vie de femme et de maman. Je sors, j'ai des activités en plus de mon rôle de mère ou de workingmum. Mais tout ceci a un prix. Je vis ma vie à 100%, toujours en action mais forcément je ne sais plus ce que c'est que de ne rien faire.
Alors cette année, j'ai eu envie de ne m'essayer à l'art de ne rien faire. Je ne vous cache pas que ce fut TRÈS difficile. J'ai été tentée plus d'une fois de faire un tri dans mes mails, d'écrire un billet pour rattraper mon retard ou de faire mes comptes (ouais je sais je suis dingue !).
Et puis, petit à petit j'ai commencé à y prendre gout. Je me suis posée dans le canapé (mes fesses ne savaient même plus ce que c'était !) et je me suis ennuyée. Au départ, on se sent coupable d'être là, inutile. Un peu comme un drogué qui n'aurait pas sa dose, le corps s'agite, en manque d'action, d'efficacité, de projet.
Et si son nouveau projet était de ne plus rien penser, se laisser porter le temps d'une après midi ?
Durant cette semaine, j'ai commencé un sevrage. Fini ces marathons, ces projets certes très intéressants mais qui finissent par asphyxier mon cerveau. Comme ma maison que j'ai envie de désencombrer, je sens qu'il est important de le faire pour soi également, le temps d'un café, d'une pause et ainsi se ressourcer.
Et je repense à ce que ma grand mère me disait petite : c'est bon d'ennuyer !!
