Julesetmoa

Un carnet de famille, de découvertes et d'escapades.

Retour à la réalité ...

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Elles étaient bien ces vacances.
Le moment idéal où l'on peut tout oublier et surtout
oublier la différence de Jules.
Certes au quotidien, on le vit aussi mais avec du recul, moins de stéréotype.
C'est d'ailleurs ce qui nous permet d'avancer.


Hier c'était la reprise.
Reprise du travail, mais surtout reprise de l'école pour Jules.
J'ai répondu à la proposition de la maîtresse voulant maintenir Jules au CP.
J'ai refusé. Je lui ai expliqué (par écrit) qu'on voulait se laisser du temps.
Que cette décision était importante et qu'on ne pouvait pas la prendre aussi facilement.

Forcément, à la sortie de l'école, j'ai été interpellée.
Pour elle, Jules part à l'échec s'il passe.
Sa motivation (très faible en ce moment) va s'écrouler encore en plus,
et on risque de le perdre dans les méandres du système.
Et puis, impossible selon elle de repousser la décision à début juin,
car fin mail, ils doivent rendre leur dossier !

J'avoue que je ne sais plus quoi penser.

Il y a des moments où j'aurais envie de claquer la porte à tout ça,
emmener ma famille loin de cette société si rigide,
qui ne laisse pas la place aux enfants différents.

Si je pouvais, je lui trouverai une école qui saurait le comprendre,
lui enseigner selon ses envies, ses besoins du moment.
Il n'est pas dans la lecture certes,
mais il est demandeur pour apprendre l'anglais, il aime la technologie,
tout ce qui touche à la mécanique.
Pourquoi ne pas les lui enseigner ?

Qu'est ce qui importe qu'il apprenne à lire dans un an ou deux ?

Il existe des écoles dont l'enseignement est différent :
Ecole Montessori, Ecole Freinet, ....

Mais sont elles vraiment adaptées pour des enfants comme Jules ?
Et puis il faut pas se leurrer, aucune ne se trouve près de chez nous.

Je suis du coup en train de demander si un aide à la maison
ne serait pas utile.
Un enseignant bienveillant ? un professionnel à l'écoute ?
qui pourrait aider Jules dans sa scolarité.

Pour ma part, j'en suis incapable.
Je suis sa faible mère et il le sait !
Il en joue avec moi et sait comment me faire plier.
Que voulez vous, on ne se refera pas.

Nous sommes Mardi et nous voilà de retour dans la dure réalité.
Jules, du haut de ses 7 ans, porte déjà un lourd fardeau.
Nous essayons de l'aider à le porter,
mais j'avoue que ça n'est pas toujours facile.

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