J'ai souvent exprimé ma colère face à l'incompréhension de l'école.
Hier, pour la première fois en deux ans (avec cette maîtresse en tout cas),
j'ai réalisé qu'enfin elle avait compris.
Elle a compris que Jules était réellement différent
(et pas juste un peu),
qu'il ne le faisait pas "exprès" et surtout que le bousculer
(je ne parle pas de violence hein ?!)
ne donnait pas toujours des résultats.
Que c'était plus compliqué...
Un peu comme nous parent face à l'acceptation,
la maîtresse de Jules vient de passer un cap.
Elle vient de comprendre qu'il fallait aller au delà de son ego.
Depuis le début,
chaque remarque que nous faisions sur les difficultés de Jules
était prise comme une attaque contre son enseignement.
Il faut dire qu'elle a connu quelques déboires avec d'autres parents.
Nous (parents, professionnels extérieurs), tout ce que nous voulions,
c'était mettre le doigt sur SES difficultés à lui.
Hier, elle m'a enfin fait part de ses questionnements :
son envie d'aider Jules, de mettre des choses en place.
J'ai senti qu'elle avait fait une analyse sur les acquisitions de Jules
(j'en reparlerai),
et sur les moyens qu'elle pourrait mettre en place pour l'aider.
Mais surtout,
elle a enfin exprimé les difficultés qu'elle avait à s'occuper de Jules
comme elle le voudrait,
tout en continuant à suivre le programme pour les autres enfants.
Pour tout dire,
après avoir discuté avec elle d'outils pédagogique,
elle m'a même rappelé à la maison pour me donner des précisions !
Une étape vient d'être franchie.
Je ne sais pas si elle ira jusqu'au bout de ces envies mais
en attendant, son discours m'a plu.
Je l'ai du coup encouragée, remerciée.
J'ai essayé de lui montrer qu'on avait besoin d'elle,
pour que Jules grandisse.
A suivre ...