Julesetmoa

Un carnet de famille, de découvertes et d'escapades.

Pleurer devant son enfant ...

La semaine dernière j'ai pleuré.

Cela ne m'arrive pas souvent,
Car j'essaie toujours d'être forte, de positiver.
Mais la pression (professionnelle, personnelle) est tellement forte que des fois,
les vannes s'ouvrent.



Craquer n'est pas une faiblesse, juste un moyen de lâcher prise.

Sauf que cette fois ci, c'est devant mon fils que j'ai pleuré.
Pas de douleur non .... mais de chagrin.
Je n'ai pas réussi à lui cacher mes sentiments.

Devant Jules, j'ai pleuré.
J'étais convaincue de faire le bon choix,
que cette décision d'inscrire Jules dans un hôpital de jour
était la bonne décision.

Et pourtant, au moment de dire "OUI, allez y",
je n'ai pu retenir mes larmes.

J'essaie au maximum de préserver mon fils des difficultés de la vie.
Je ne le mets pas sous une cloche, loin de là,
mais je trouve qu'à 6 ans,
il y a des choses que l'on n'a pas besoin de savoir ou de voir.

Voir sa maman pleurer,
a laissé Jules sans voix, sans réaction.
Heureusement que la pédo-psy était là pour lui expliquer.
Je n'en aurais pas été capable.

Elle lui a tout simplement dit que je m'inquiétais pour lui.
Que nous devions faire des choix avec son papa pour son avenir,
et que j'étais perdue.

Perdue c'est le mot.
Internet nous permet de nous renseigner,
de rencontrer des personnes.
On s'informe et l'on croit savoir.
Mais ce n'est qu'une impression.
Nous sommes convaincus puis plus du tout.
On passe d'un état de confiance, d'optimisme,
à une situation bancale, pleine de doute.

Les médecins s'affrontent quand il s'agit d'autisme
ou de troubles envahissants du développement,
emmenant avec eux dans leur guerre les parents.
Je ne vous expliquerais pas ce conflit qui les oppose,
car moi même je n'ai pas tout compris.
Je sais juste qu'ils ont entraînés mes convictions vers le doute.

J'ai fait confiance à mon instinct maternel,
à mon premier ressenti.
Je suis allée jusqu'au bout de notre décision, au papa et moi.
Je fais confiance aux médecins qui nous entourent.
Ils n'ont jamais rejeté la faute sur nous,
comme certaines familles le vivent.
Ils sont à nos côtés et nous soutiennent.
Mais je reste encore dubitative sur tout ce que je peux lire.

Je vais continuer à lire, à m'informer.
Mais je continuerais aussi à faire confiance en mon instinct.


Avec Jules, nous n'avons plus évoqué le sujet.
Mais rien ne sera plus jamais comme avant.

Maintenant, il sait que je souffre pour lui,
que je m'inquiète pour lui.


Mots Clés : TED, troubles envahissant du développements, autisme, dysharmonie évolutive, pleurer devant son enfant, julesetmoa