Pourquoi l'école buissonnière ?







Voilà bientôt 6 ans que nous faisons l'école buissonnière en hiver. Au départ, nous le faisions car Jules était petit. En maternelle, si l'enfant loupe une semaine d'école, les conséquences ne sont pas très importantes. Et puis, n'oublions pas que l'école est obligatoire à partir du CP.

Et puis Jules est entré au CP. Comme beaucoup de parents, nous avons décidés de reprendre les bonnes habitudes et d'aller à la neige comme tout le monde (enfin pour ceux qui ont la chance de partir), pendant les vacances scolaires.

Mais quelle erreur !!!

Au delà du fait que les prix sont BEAUCOUP moins chers, nous nous sommes surtout rendu compte que la qualité des cours de ski et la bienveillance des moniteurs étaient tout autre en période de grandes influences.

La seule année où nous sommes partis en périodes de vacances, les cours étaient donnés par des petits jeunes, souvent là en tant que saisonnier. Je ne remets pas du tout en cause la qualité des cours (vu mon niveau pitoyable, je serais incapable de juger). En revanche, j'ai retrouvé mon fils en pleurs parce que son moniteur lui avait hurlé dessus. Alors oui, il s'était trompé de groupe et avait fait une belle frayeur au prof. Mais même moi, je suis incapable de les reconnaitre, tous habillé en rouge, avec les même dossards !




Cet épisode date de quatre maintenant, mais même Jules nous en reparle, tellement il avait été marqué. Certes son comportement est rapidement pointé par les monitos "n'écoute pas" "dans la lune". Cette année, nous avons même eu le droit à un "je lui expliquais telle technique mais il ne semblait pas comprendre". 

Mais à chaque fois, je n'ai qu'à dire qu'il est un peu différent, que c'est normal, et les gens comprennent, font preuve de beaucoup d'indulgence et de compréhension.

Jusqu'à présent, le ski était pour lui un domaine où il réussissait, où pour une fois il était comme les autres enfants. Alors je n'avais vraiment pas envie de lui enlever ça. L'école buissonnière, c'est la possibilité pour nous de ne pas subir sa différence. Nous vivons avec, comme chez nous, sans pression, sans regard des autres. Lui, il s'épanouit autant qu'il le peut.

Durant une semaine, nous pouvons vivre de vrais vacances, loin des interminables files d'attente au télésiège qu'il ne supporterait pas, loin de la foule qui le rende excité, loin des jeunes profs qui n'ont pas la patience nécessaire pour gérer Jules.


Pour l'instant, l'école ne nous a jamais rien dit, compréhensif. Mais P'tit Loup grandit et maintenant qu'il est en CP, l'école devient plus importante. Alors je ne sais pas ce que nous ferons l'année prochaine, si nous tenterons une nouvelle fois cette échappatoire. En attendant, je savoure encore cette douce semaine passée à la montagne.



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