Moa

Ce doute permanent






S'il y a bien une chose qui ne me quitte depuis que j'ai les enfants (et à part eux bien sûr), c'est le doute. Ce sentiment incroyable, qui s'immisce dans notre tête, comme ça, furtivement, sur n'importe quel sujet qui touche aux enfants.

Est ce que mes repas sont assez équilibrés ? dois-je être plus sévère ? Et si je mettais ça en place à la maison ? Dois-je vraiment le punir ? Comment pourrais-je mieux l'aider ?

éducation


Cette remise en question perpétuelle est plutôt sain d'une manière générale. Elle permet d'avoir une ouverture d'esprit sur notre société et sa culture, qui forcément apporte à nos enfants mais aussi à nous même.
Ne pas être sur de nous, nous offre la chance de pouvoir explorer tous les méandres de notre cerveau, peser le pour/le contre, tester, essayer, découvrir.

Mais (bah oui forcément il y a un mais), à vivre au quotidien, ce doute peut être trop envahissant. Nous avons beau avoir des certitudes, très rapidement elles se retrouvent mis à mal. Hésitante, on se dit que nos convictions ne sont peut être pas les bonnes, qu'il y a peut être mieux ailleurs, chez le voisin, auprès de spécialiste, dans les livres.

Vous l'aurez compris, quand le doute fait partie de ta vie, tu te retrouves vite en guerre continuel avec toi même. L'ange et le démon s'affrontent sur tes épaules, sans jamais trouver une solution qui te satisfait.

Quand les décisions me concernent uniquement, j'arrive la plupart du temps à savoir exactement où je veux aller. En revanche, dès qu'il s'agit (de près ou de loin) de mes enfants, je ne peux m'empêcher de me questionner.

Ais je bien fait de lui dire ça ? Et si je réagissais comme ça la prochaine fois ?

Mon cerveau ne cesse de tourner en boucle le passé, le présent mais aussi le futur. Le matin je me positionne en mère sure d'elle et le soir, toutes mes convictions sont parties.

Je ne pense pas le montrer aux enfants. Je reste toujours droit dans mes bottes. Mais je sais qu'un jour, ils ressentiront mon inquiétude envers eux. Ils comprendront que dans la vie n'est pas faite de blanc ou de noir, mais de millions de gris, qui nous permettent d'ajuster selon la situation, la personne, nos propres réactions.

Alors ce doute, qui m'envahit chaque soir (oui il est pénible car il vient toujours le soir), même s'il me fait passer de mauvaises nuits, même s'il me torture l'esprit, je sais aussi qu'il m'apporte et surtout qu'il leur apporte énormément de chose. 

Il permet de se poser les vrais questions, sur les problèmes de la vie, sur notre environnement et sur notre manière d'agir. Il nous aide à ne pas rejeter en bloc les idées des autres, mais plutôt de les entendre et d'essayer de les comprendre.

Parce que douter, c'est aussi écouter les autres, les comprendre et forcément vivre ensemble.

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2 commentaires:

  1. Douter, ça permet d'avancer, de progresser. Tant pis si on prend la mauvaise décision, le tout étant de s'en rendre compte et de corriger le tir.

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    1. tout à fait. D'autant plus qu'il n'y a pas de mauvaise décision, juste des choix meilleurs que d'autres ;)

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