Handicap

Jules : 6 mois après ...

Voilà 6 mois maintenant que l'école a recommencé. 6 mois que Jules a repris les bancs du CP ... pour la deuxième fois.
Nous avions espéré beaucoup de cette nouvelle année. La prise de médicament nous laissait croire que les choses changeraient, voir qu'un miracle allait se produire.




En ce mois de février, nous pouvons déjà faire le bilan qui hélas, n'est pas à la hauteur de nos espérances.
Grâce au traitement, Jules arrive à mieux se concentrer. A l'école comme à l'hôpital de jour, on constate que son temps d'attention est plus important. Il arrive maintenant à se poser pour "réfléchir" aux problèmes qu'on lui pose.

Mais cela ne fait pas tout.

Même si son attention est plus grande, ses aptitudes à la lecture restent limitées. Il peut associer deux sons, des fois trois mais jamais au delà. La lecture reste pour lui quelque chose d'inaccessible, de trop compliqué.

A côté de ça, Jules a développé des stratégies pour arriver à ses fins. Par déduction, en ne sachant lire qu'un mot, il termine avec succès ses exercices. Heureusement qu'il y a l'AVSi pour s'en rendre compte, sinon la maîtresse pourrait croire qu'il sait parfaitement lire.

Lors de la dernière ESS, il a donc été convenu que la demande de CLIS (classes pour l'inclusion scolaire (CLIS) permettant l'accueil dans une école primaire ordinaire d'un petit groupe d'enfants (12 au maximum) présentant le même type de handicap) était nécessaire. Malgré ses nombreux progrès, le décalage avec les autres enfants persistent et surtout, sans la lecture, il va lui être difficile de poursuivre une scolarité normale.

L'intégration dans une CLIS me fait un peu peur. Chaque année, Jules s'éloigne de l'école alors que je suis convaincue qu'il est capable. Comme dit l'orthophoniste, par moment, Jules semble savoir lire, mais ne pas vouloir nous montrer. Et puis à d'autre moment, on sent qu'il y a un blocage, quelque chose qui rend cet apprentissage impossible pour lui. Cet ambivalence nous laisse forcément perplexe sur la manière d'aborder les apprentissages avec lui. 

Dans les mois à venir, nous saurons si notre demande sera acceptée ou non. Ensuite, si tel est le cas, il faudra espérer qu'une place près de chez nous soit disponible.... mais rien n'est gagné encore.

En attendant, on ne lâche rien, on continue de l'aider, à mettre des outils en place pour espérer qu'il arrive un jour à lire. Car hélas, sans la lecture, difficile d'avancer avec l'éducation nationale.



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4 commentaires:

  1. Moi si on me propose un jour une école spécialisée je ne dirais pas non car ma plus grande peur c'est les moqueries ou harcèlements dont il pourrait être la cible plus tard...La cruauté des jeunes est sans limite et j'ai peur qu'il soit brisé par ça.

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    1. Tant qu'il est dans son école primaire je ne m'inquiète pas trop car tout le monde se connait dans le village. Mais c'est vrai que cette crainte je l'ai quand on va à l'extérieur et qu'il rencontre d'autres enfants. Même si c'est une classe spécialisée, elle reste au sein d'une école normale et je crois que je m'inquièterai tout comme toi

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  2. Je suis touchée mais ne sais que dire. Je pense à vous et j'espère que les choses iront dans le bon sens pour Jules.

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